Éducation financière

Avant d’investir en ligne : vérifier l’intermédiaire et repérer les signaux d’alerte

Un site soigné ou une promesse de rendement ne prouve pas qu’un professionnel est autorisé. Voici les contrôles concrets à effectuer avant d’envoyer de l’argent.

Bouclier de verre protégeant un petit portefeuille, tandis qu’un signal d’alerte se trouve à l’extérieur.

Les offres d’investissement peuvent arriver par un moteur de recherche, une publicité, un réseau social ou un appel inattendu. Les escroqueries empruntent parfois le nom et les visuels d’entreprises connues. Avant de transmettre des documents ou de verser des fonds, il faut donc vérifier la société réelle derrière le site et le service proposé.

Vérifier la raison sociale et le statut

Notez la dénomination juridique exacte, le pays d’établissement, le numéro d’immatriculation et l’adresse du site. Une marque commerciale ne suffit pas : recherchez l’entité légale qui exploite le service. Selon le produit et le service, les registres pertinents ne sont pas les mêmes. L’AMF invite notamment à vérifier les prestataires d’investissement dans le registre approprié (comme REGAFI pour les établissements concernés) et à consulter les listes officielles applicables aux acteurs régulés par l’AMF.

Comparez les informations du registre avec celles du site et des documents reçus : nom de domaine, coordonnées, activités autorisées et pays. En cas de doute, trouvez vous-même les coordonnées de l’entreprise dans un registre officiel et contactez-la par ce canal, plutôt que de rappeler le numéro du démarcheur.

Consulter les mises en garde sans s’y arrêter

Recherchez le nom et le domaine dans les listes noires et les mises en garde de l’AMF. L’absence d’un nom sur une liste noire ne prouve pas qu’il est autorisé ou fiable : les listes ne peuvent pas recenser immédiatement chaque nouvelle fraude. Vérifiez donc aussi les registres d’autorisation et la cohérence des informations.

Reconnaître la pression commerciale

  • Rendement élevé présenté comme garanti ou sans risque.
  • Urgence artificielle, relances insistantes ou demande de garder l’offre secrète.
  • Interlocuteur qui vous pousse à installer un outil de contrôle à distance ou à transmettre vos codes.
  • Nouvelle somme demandée pour « débloquer » un retrait, payer une taxe ou récupérer un capital déjà perdu.

Ne communiquez jamais vos mots de passe ou codes à usage unique et ne laissez personne prendre le contrôle de votre appareil. Ne versez pas d’argent supplémentaire sous la pression. Conservez les messages, contrats, coordonnées, justificatifs de paiement et adresses web ; contactez votre banque rapidement si vous avez transmis des fonds ou des données.

Si un doute persiste

Mettez la démarche en pause et prenez conseil auprès d’un interlocuteur indépendant. Utilisez les outils d’information de l’AMF pour vérifier les professionnels et signaler une offre suspecte. Un contrôle réussi ne supprime pas les risques du placement lui-même : l’autorisation d’un intermédiaire ne garantit ni le capital ni le rendement.

Sources officielles : Vérifier son intermédiaire financier — AMF · Listes noires et mises en garde — AMF.

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