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Industrie française : la production manufacturière recule encore en juillet

La production manufacturière baisse de 0,8 % en juillet après -1,0 % en juin. Le repli est étendu, mais l’industrie totale reste en hausse sur un an grâce notamment à l’énergie : attention aux comparaisons de période.

Ligne de fabrication dans une usine moderne, illustration du recul de la production manufacturière
Illustration éditoriale Caviiar.

En bref. La production manufacturière française a baissé de 0,8 % en juillet 2026, après -1,0 % en juin. Le recul touche presque toutes les grandes branches. Pourtant, l’industrie dans son ensemble progresse encore légèrement sur un an, portée par l’énergie : la distinction entre secteurs et horizons change la lecture du chiffre.

Deuxième mois de baisse dans la manufacture

L’indice de la production industrielle publié par l’Insee le 9 septembre montre une contraction de 0,8 % de l’industrie manufacturière en juillet, après une baisse de 1,0 % en juin. Dans l’ensemble de l’industrie, le repli est de 0,4 %, après -0,1 %. Les données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Les matériels de transport reculent de 2,8 % après -3,8 %. Les « autres produits industriels », qui incluent notamment la métallurgie, la chimie et la pharmacie, baissent de 0,5 %, comme en juin. Les biens d’équipement électriques, électroniques et informatiques se replient de 0,8 %, après une progression de 0,2 %. L’agroalimentaire est presque stable à -0,1 %, après -1,1 %.

Pourquoi le chiffre annuel est moins sombre

Sur la période de mai à juillet, la production de l’ensemble de l’industrie reste supérieure de 0,8 % à celle des trois mêmes mois de 2025. La production manufacturière, elle, est inférieure de 0,4 %. L’écart s’explique notamment par les industries extractives, l’énergie et l’eau, dont la production augmente de 5,0 % sur ces trois mois. En juillet, l’Insee relie le nouveau gain de production énergétique à une hausse de la production et de la consommation d’électricité pendant la deuxième vague de chaleur.

Cette divergence interdit d’utiliser le seul indice industriel agrégé comme raccourci pour décrire l’état des usines. Elle rappelle aussi qu’une comparaison sur un mois peut être affectée par le calendrier, la saisonnalité et des variations fortes dans des branches à poids différents.

Un indicateur à confronter aux commandes

Deux mois de baisse consécutifs constituent un signal de faiblesse, en particulier pour les chaînes de valeur des transports et des biens intermédiaires. Ce n’est pas une preuve de contraction généralisée de l’économie : les services, les commandes, les stocks des entreprises et les prochaines révisions ne sont pas mesurés par cet indice. La publication d’août, annoncée par l’Insee pour le 6 octobre, permettra de voir si le recul se prolonge ou s’il s’agit d’un creux temporaire.

Pour les entreprises, l’enjeu financier immédiat est de distinguer baisse de volumes, coûts de production et utilisation des capacités. Pour les lecteurs de marché, l’indice ne permet pas de déduire les résultats d’une entreprise particulière sans examiner son carnet de commandes, ses prix et ses comptes.

Source : Insee, indice de la production industrielle, juillet 2026, 9 septembre 2026. Données CVS-CJO et susceptibles de révision.

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