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Les ménages restent prudents : la confiance stagne, le climat de l’épargne fléchit

En septembre, la confiance des ménages français reste à 86, loin de sa moyenne historique. Le climat de l’épargne demeure élevé mais recule, tandis que les anticipations de prix se tendent de nouveau.

Balance entre une réserve de pièces et un panier de courses, illustration des arbitrages des ménages
Illustration éditoriale Caviiar.

En bref. La confiance des ménages reste à 86 en septembre, nettement sous sa moyenne de longue période de 100. Le climat de l’épargne demeure supérieur à sa moyenne, à 121, mais perd quatre points. Les réponses signalent simultanément prudence, capacité d’épargne encore jugée favorable et inquiétude persistante sur les prix.

Une confiance basse, sans nouvelle baisse mensuelle

L’indicateur synthétique de l’Insee est resté à 86 en septembre, comme en août. Il est calculé à partir de plusieurs réponses sur la situation financière, le niveau de vie, le chômage et les achats importants. Sa moyenne de référence vaut 100 sur la période allant de janvier 1987 à décembre 2025. Un niveau de 86 indique un jugement moins favorable que cette référence ; ce n’est ni un pourcentage de ménages pessimistes ni une mesure directe de leurs dépenses.

Le climat de l’épargne recule de 125 à 121. Il demeure toutefois au-dessus de sa moyenne de longue période, également fixée à 100. Dans le détail, le solde relatif à la capacité d’épargne actuelle passe de 20 à 17, celui de la capacité future de 17 à 15 et celui sur l’opportunité d’épargner de 46 à 44.

La perception des prix se tend à nouveau

Le solde d’opinion sur les prix passés gagne sept points en septembre et atteint 33. Celui sur les perspectives de prix augmente de quatre points, à -9. Ces soldes sont calculés comme l’écart entre réponses positives et négatives : ils ne représentent pas le taux d’inflation attendu, et encore moins une prévision chiffrée des prix. Ils montrent néanmoins que davantage de ménages déclarent une accélération ou une hausse ressentie.

La collecte s’est déroulée du 26 août au 17 septembre auprès d’environ 2 000 ménages interrogés par téléphone, principalement durant les deux premières semaines. L’enquête donne donc un aperçu d’opinions à un moment donné, avec une marge d’incertitude inhérente à toute enquête.

Pourquoi ces indicateurs sont utiles en finance

Les ménages comptent à la fois comme consommateurs et épargnants. Une confiance faible peut inciter à différer des achats importants ; un climat d’épargne supérieur à la moyenne peut traduire une volonté de conserver une réserve. Mais les indicateurs ne prouvent pas qu’un mouvement de dépôts, de consommation ou d’investissement financier a déjà eu lieu. Les comptes nationaux publiés par l’Insee mesurent ces flux séparément.

Pour les entreprises, les prochaines enquêtes de ventes et les données de consommation permettront de vérifier si la prudence déclarée devient un recul des achats. Pour la politique économique, la persistance des anticipations de prix mérite suivi, mais elle ne remplace pas l’indice des prix observé. La prochaine enquête est prévue le 27 octobre.

Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages, septembre 2026, 24 septembre 2026. Les soldes d’opinion sont corrigés des variations saisonnières et peuvent être légèrement révisés.

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